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    Monsieur le Président,

    Mesdames, messieurs,

     

    Ces dernières semaines, FO-Direction a souhaité se consacrer entièrement à la préparation de la commission administrative paritaire qui se tient aujourd'hui sous votre présidence.

    En effet, la mobilité est une échéance importante pour nos collègues et leurs familles. Elle mérite donc l'entière attention des représentants du personnel. Nous n'avons pas ménagé notre disponibilité pour répondre à tous ceux qui ont sollicité nos conseils. Et ils sont nombreux !

    Vous le savez, l'exercice n'est pas simple car il consiste à concilier à la fois des vœux de promotion professionnelle et un statut spécial exigeant avec la nécessaire stabilité de la sphère familiale. Ce n'est qu'en parvenant à résoudre cette équation que la mobilité est vertueuse, réussie, car choisie ou consentie par l'agent.

    Pour FO-direction, le meilleur management et le meilleur accompagnement consistent à ne pas considérer les Directeurs comme des pions à bouger sur l'échiquier des vacances de postes mais comme des hommes et des femmes soucieux de servir leur administration, sans pour autant sacrifier le reste.

    Cet accompagnement solide doit s’inscrire dans une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des compétences qui, au passage, éviterait que l'administration sollicite des candidatures au-delà de la date limite prévue par la circulaire de mobilité et les  privilégie.

    Or, à ce jour et malgré un engagement de votre part au printemps dernier, aucun travail sur la Charte de Mobilité visant à encadrer ces dispositifs aux modalités complexes n’a été entamé. L'accompagnement à la mobilité est également un enjeu déterminant pour l'avenir du corps.

    Cette année encore, des collègues demandent leur détachement sur des postes de catégorie A creusant  une érosion intarissable. Les raisons de cette fuite au détriment du service public pénitentiaire et de l'expérience acquise par ses cadres ont-elles été analysées?

    Est-ce que l'administration a anticipé ces départs ?

    A-t-elle reçu les collègues concernés pour leur proposer des alternatives intéressantes ?

    Par ailleurs, les taux de participation aux épreuves écrites du concours de DSP dépassent encore péniblement les 20 % alors que le calendrier des épreuves 2018 n'a pas obligé les candidats à opérer des choix d’orientation.

    Pour FO-Direction, le manque d'attractivité du métier de Directeur des services pénitentiaires s'explique, au delà de la difficulté inhérente au métier, par un statut contraignant non compensé par un indemnitaire à la hauteur.

    La réforme A+, dont certain voudrait nous appliquer les inconvénients sans nous accorder les avantages, reste pour la majorité d'entre nous un ectoplasme tandis que l'on nous annonce que le développement du RIFSEEP est prévu à moyens constants.

    L'accompagnement dans une mobilité choisie et un parcours de carrière attractif restent pour le moment le seul rempart face à une érosion encore plus grande du corps.

    L'accompagnement à la mobilité est enfin une marque de reconnaissance pour les Directeurs qui régulièrement dénoncent un sentiment d'abandon par leur administration. Et comment ne pas interroger, lorsque l'on parle de reconnaissance, la gestion trop tardive des récompenses pour ceux qui ont tenu les établissements en janvier dernier, sans compter leurs heures, leur santé, leur loyauté et l’impact sur leur vie personnelle.

    Si vous les avez oubliés, ce n'est pas notre cas.

    FO-Direction demande que le traitement des récompenses aux personnels qui se sont illustrés en janvier 2018 soit priorisé.

    FO- Direction demande la reprise des travaux autour de la charte de mobilité des Directeurs.

    FO-Direction demande la reprogrammation rapide de la réunion de préparation des travaux sur le RIFSEEP des DSP.

    FO-Direction demande la  reprise des travaux sur la finalisation du statut des DSP, promise pour le dernier trimestre 2017 !

    FO-Direction demande des éléments sur le ratio pro/pro du futur TA de HC.

    Nous déplorons depuis plus d’un semestre le silence de vos services sur ces dossiers particulièrement suivis par nos collègues. La charge de travail de vos sous-directions, dont nous avons parfaitement conscience, ne peut de manière crédible nous être opposée indéfiniment. 

    Nos échanges sont importants pour une avancée sereine des différents dossiers en cours.

    Pour le Bureau National

    La secrétaire générale adjointe

    S. CHAN SHU LAM BONDIL

  • Cher(e)s collègues,

    Beaucoup d’entre nous ont pu déjà prendre connaissance d’une communication du DAP, intervenue tardivement dans la soirée du 18 mai 2018, avant ce long week end de Pentecôte. Une urgence, certainement.

    Cette démarche inhabituelle, trop rare et précieuse pour ne pas oublier d'être relevée, mérite donc toute notre attention, qu’on s’y attarde … et qu’on y apporte une mise au point.

    Le Directeur s’emploie avec pédagogie et empathie à souligner que le recours contentieux que nous avions formé contre des dispositions illégitimes et injustes, donc inacceptables, du décret PPCR du 10 mai 2017, étaient jugées parfaitement légales par le Conseil d’Etat.Conseil d'Etat

    Ainsi, alors que tous les fonctionnaires de l’Administration pénitentiaire et même tous les fonctionnaires des 3 versants de la Fonction publique bénéficient ou vont bénéficier d’avancées statutaires nouvelles … seuls les DSP resteront en «  toute légalité » sur le quai et regarderont passer les trains.

    On comprend mieux l’intérêt de déménager rue de la Gare ! 

    1 - FO Direction contestait le caractère inique et dépourvu de tout sens moral de cette éviction, et sa légalité. Car cette spoliation voulue écarte effectivement tout le corps des DSP d’avancées statutaires complémentaires, prévues par le dispositif national PPCR.      

    Nos revendications portaient sur des points jugés essentiels, au regard de l’équité, du parcours de carrière et de la gestion du corps   :

    - en permettant aux élèves, en devenant stagiaires, de bénéficier d’une réévaluation indiciaire pluriannuelle, alors que l’échelon de stagiaire se trouve actuellement et définitivement gelé. 

    - en permettant aux DSP de Classe normale de bénéficier à partir du 4ème échelon du grade, d’une revalorisation indiciaire progressive et légitime.  

    - en permettant de créer a minima dans le grade d’avancement, à défaut d’un échelon normal immédiat, un échelon spécial de DSP Hors Classe HEB.

  • prise de paroleNous vous l’écrivons déjà depuis 10 ans, une fausse bonne idée revient comme un serpent de mer au sein de la DAP et dans certains échanges avec la GDS.

    En cette année d’élections professionnelles, le projet moribond de la fusion des corps de DSP et de DPIP, que personne ne souhaite vraiment, réapparaît à l’occasion d’un discours officiel sur le RPO1 comme un marronnier bouche-trou pour éviter d’aborder d’autres sujets essentiels.

    Le SNDP-CFDT en son temps (année d’élection : 2014) avait tenté de justifier ce mariage de la carpe et du lapin pour mieux plaire à sa branche CFDT favorable à une fusion de tous les corps de la fonction publique pour des raisons électoralistes. Cet argumentaire pour le moins léger, faisant fi des spécificités de nos métiers réciproques, des niveaux respectifs de responsabilité et de la nature même des emplois et missions de DSP et de DPIP, visait à promouvoir un « Directeur Justice » fourre-tout (sécurité, budget, insertion, travaux, greffe, RH...), sans saveur et sans odeur.

    FO- Direction rappelle que l’épouvantail brandi à l’époque de devoir passer par cette fusion pour accéder à une réforme de notre statut n’a pas soutenu l’épreuve des faits. Il n’est d’ailleurs pas question d’entamer épouvantailune joute syndicale avec nos collègues du SNDP mais plutôt de marquer une position ferme qui semble inexpugnable à de nombreux Directeurs des Services Pénitentiaires mais aussi de nombreux DPIP et DFSPIP qui, au SNEPAP comme ailleurs, ne sont pas attirés par une réforme dont l’agenda caché doit questionner.

    Faut-il rappeler aussi la position constante de la Fonction publique sur la nature de notre métier ? Le Répertoire RIME, dans son ultime version (2017, pages 126 et 208: https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/biep/Rime/RIME_edition_web_2017.pdf) spécifiait clairement les deux points suivants :

    ● le volet sécurité de l’emploi de « Directeur de structure pénitentiaire » (référence : FP2 SEC 16).

    ● le volet insertion de l’emploi de « Directeur d’éducation et d’insertion »  (référence : FP2 JUS 08) regroupant les DPIP et les DPJJ.

    Si fusion il doit y avoir à terme, il est probable que celle de DPIP et de DPJJ soit envisageable comme le présente la DGAFP.

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    logo congrès confédéralMonsieur Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général FO-Direction, accompagné de son adjoint Monsieur Philippe LAMOTTE, participent cette semaine au 24ème congrès de la confédération générale du travail FORCE OUVRIERE se tenant du 23 au 27 avril 2018 au Grand Palais à Lille.

    Il s'agit du dernier congrès pour Monsieur Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général FORCE OUVRIERE depuis 2004 puisque c'est effectivement à la fin de la semaine que ce dernier passera la main, à l'issue des votes, à son successeur.

    C'est donc lors de la première journée de ce congrès, que Monsieur Sébastien NICOLAS, Secrétaire général FO-Direction, a pris la parole à la tribune :

    "Chers Camarades,

    Je vous apporte le salut fraternel et les amitiés syndicales du SNP FO Direction, syndicat majoritaire des Directeurs des Services Pénitentiaires.

    Créée en 1982, notre organisation regroupe les cadres de direction titulaires et stagiaires de l'Administration Pénitentiaire.

    Nous sommes affiliés à la Fédération Administration Générale de l'Etat (F.A.G.E.) et membre du conseil fédéral de la fédération générale des fonctionnaires. Sébastien tribune

    Notre doctrine, vivifiée lors du congrès d'octobre 2017, défend la promotion et la reconnaissance du métier de Directeur des Services Pénitentiaires.

    En établissement, en Direction Interrégionale ou au Ministère de la justice, nous assurons la direction et la coordination des personnels de surveillance, des personnels techniques et des personnels administratifs dans la prise en charge des personnes détenues. C'est une mission passionnante, riche et profondément humaine.

    Mais le corps des Directeurs des Services Pénitentiaires traverse aujourd'hui une crise qui se manifeste par une baisse d'attractivité inédite du métier : alors que les taux de participation au concours dépassent péniblement les 20%, plusieurs collègues quittent chaque année notre administration sans intention de retour.

    En effet, face à de lourdes responsabilités, face au statut spécial particulièrement exigeant notamment en terme de mobilité, face à la violence de la population pénale, nous peinons à obtenir de l'Etat une juste reconnaissance : progression statutaire laborieuse, indemnitaire insignifiant par rapport aux autres cadres du ministère de la justice, gestion des emplois et des compétences calamiteuse...

  • Madame Gaëlle VERSCHAEVE, a représenté FO-DIRECTION lors de la réunion du 5 juin 2018 relative à la présentation, par la Direction de l'Administration Pénitentiaire, du plan de formation 2019.

    Il s'agissait pour la Direction de l'Administration Pénitentiaire tant de décliner les grandes orientations ainsi que les enjeux du Ministère que de recueillir les observations des organisations professionnelles.

    formationAinsi, l'administration a la volonté de développer le E-learning, axe prioritaire pour lequel le Ministère se dit disposé à l'octroi d'un financement visant à ce que soient mis en place des outils permettant aux agents de se former en toute autonomie.

    De plus, l'objectif du plan de formation 2019 est aussi de garantir cinq jours de formation continue par agent. Ainsi, l'administration souhaite pouvoir déterminer un socle commun par corps de métier visant à donner aux agents des outils adaptés à leurs profils afin que l'agent soit clairement positionné dans son parcours de formation. Cela impose d'avoir une bonne connaissance des publics.

    Les trois enjeux stratégiques suivants ont clairement été énoncés : renforcer la gouvernance du processus formation, accompagner les agents tout au long de leur carrière et développer l'offre de formation (uniquement au sein des directions «justice»)

    Pour les cadres (DSP/DSPIP/DT), il est question de mettre l'accent sur les thématiques suivantes :  véritable management opérationnel (briefing, retour d'expérience), déontologie, Risques Psycho-Sociaux, accompagnement au changement et d'opter pour des formations communes DSPIP/DSP notamment en terme de gestion de crise et de management.

    Pour le Bureau National

    Le Secrétaire Général adjoint

    Philippe LAMOTTE

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