élections professionnelles

élections professionnelles

  • prise de paroleNous vous l’écrivons déjà depuis 10 ans, une fausse bonne idée revient comme un serpent de mer au sein de la DAP et dans certains échanges avec la GDS.

    En cette année d’élections professionnelles, le projet moribond de la fusion des corps de DSP et de DPIP, que personne ne souhaite vraiment, réapparaît à l’occasion d’un discours officiel sur le RPO1 comme un marronnier bouche-trou pour éviter d’aborder d’autres sujets essentiels.

    Le SNDP-CFDT en son temps (année d’élection : 2014) avait tenté de justifier ce mariage de la carpe et du lapin pour mieux plaire à sa branche CFDT favorable à une fusion de tous les corps de la fonction publique pour des raisons électoralistes. Cet argumentaire pour le moins léger, faisant fi des spécificités de nos métiers réciproques, des niveaux respectifs de responsabilité et de la nature même des emplois et missions de DSP et de DPIP, visait à promouvoir un « Directeur Justice » fourre-tout (sécurité, budget, insertion, travaux, greffe, RH...), sans saveur et sans odeur.

    FO- Direction rappelle que l’épouvantail brandi à l’époque de devoir passer par cette fusion pour accéder à une réforme de notre statut n’a pas soutenu l’épreuve des faits. Il n’est d’ailleurs pas question d’entamer épouvantailune joute syndicale avec nos collègues du SNDP mais plutôt de marquer une position ferme qui semble inexpugnable à de nombreux Directeurs des Services Pénitentiaires mais aussi de nombreux DPIP et DFSPIP qui, au SNEPAP comme ailleurs, ne sont pas attirés par une réforme dont l’agenda caché doit questionner.

    Faut-il rappeler aussi la position constante de la Fonction publique sur la nature de notre métier ? Le Répertoire RIME, dans son ultime version (2017, pages 126 et 208: https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/biep/Rime/RIME_edition_web_2017.pdf) spécifiait clairement les deux points suivants :

    ● le volet sécurité de l’emploi de « Directeur de structure pénitentiaire » (référence : FP2 SEC 16).

    ● le volet insertion de l’emploi de « Directeur d’éducation et d’insertion »  (référence : FP2 JUS 08) regroupant les DPIP et les DPJJ.

    Si fusion il doit y avoir à terme, il est probable que celle de DPIP et de DPJJ soit envisageable comme le présente la DGAFP.

  • Le 9 octobre 2018, FO DIRECTION a organisé une réunion interrégionale sur le ressort de Paris. 

    Conduite par Sébastien NICOLAS, Secrétaire Général, accompagné par Ivan GOMBERT, Secrétaire National, cette rencontre s'est avérée riche en échanges.

    Après un premier semestre principalement marqué par le mouvement social de début d'année, il était important que les collègues puissent s'exprimer librement : situation pendant le mouvement, gestion des personnels, gestion de l'après-crise (sanctions, récompenses, climat,...).

    A l'aube des élections professionnelles, les sujets à aborder étaient nombreux et variés : projet de loi pour la Justice, réalités du terrain, mobilité, évolution du statut, dispositif Lemaire, avancées, difficultés rencontrées, élections professionnelles... Les échanges ont été riches entre les participants.

    D'autres réunions interrégionales se succèderont prochainement (Bordeaux/Toulouse/ENAP,Lille, Dijon, Marseille, ...)

  • A l'approche des scrutins du 6 décembre 2018, il est déterminant de nous mobiliser pour l'avenir du corps des Directeurs des services pénitentiaires.

    En effet, dans sa boulimie de réformes, le gouvernement n'oublie pas les fonctionnaires et traîne dans sa besace le projet "action publique 2022".

    Celui-ci prévoit notamment de s'attaquer aux CAP de mobilité pour les transformer en instances de recours laissant l'administration à la manoeuvre pour gérer notre parcours professionnel. Autant vous dire que dans ce contexte le dispositif Lemaire, le respect des dates limites de candidature et la transparence du processus qui nous permet de vous conseiller au mieux sur vos choix seraient de l'histoire ancienne !

    C'est pourquoi FO Direction s'est attaché toute l'année à tracer des lignes rouges pour stopper les tentatives d'anticipation zélées d'un projet que nous refusons tous. Et vous avez pu constater lors du séminaire du 26 novembre 2018 que s'il reste encore beaucoup à faire, ce travail n'a pas été vain.

    Notre détermination à faire aboutir la réforme des DSP n'a pas été non plus du temps perdu. Ce projet porté par FO Direction s'est accéléré en janvier 2017 avec la publication de décrets qui revalorisent les premiers échelons de la classe normale, créent un nouvel échelon sommital dans le grade de DSP de classe Normale et un échelon linéaire HEA en hors classe, et suppriment les conditions de mobilité pour accéder à la hors classe. Il est aussi créé un troisième grade qui garantit à ceux d'entre-nous occupant des emplois fonctionnels, un statut plus avantageux si leur emploi vient à leur être retiré.

    Mais ce projet est inabouti, car insuffisant pour intégrer la catégorie A+. Il doit se trouver vivifié alors qu'en parallèle la réforme du corps de commandement offre l'opportunité que nous attendions. C'est pourquoi FO Direction a demandé et obtenu la reprise des travaux statutaires à l'automne 2018. Et quelle consécration d'entendre la Ministre lors de son discours de clôture le 26 novembre 2018 affirmer sa volonté de voir notre corps accéder à la catégorie A+ ! Dommage que l'enveloppe budgétaire correspondante n'ait pas été prévue pour 2019 …

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