Déclaration liminaire – CAP des DSP du 30 novembre 2012

Monsieur le Directeur,

Les semaines passent, les tensions sont exacerbées, la confiance est en berne.

Vous ne pouvez l’ignorer mais aujourd’hui nous sommes venus le redire.

Nous subissons de plein fouet les conséquences d’une gestion calamiteuse et celles d’un déficit de concertation et de dialogue social.

Nos écrits, nos entretiens, nos positions, nos actions sont le témoignage d’une crise profonde que traverse l’Institution. Une crise d’identité de l’encadrement supérieur, un refus de subir ce mépris affiché, c’est à la fois le constat objectif et le vecteur de notre contestation. Une première !

Votre responsabilité et votre autorité sont engagées. Vous le savez.

Nous attendons du D.A.P. qu’il défende âprement son encadrement supérieur, les DSP, parce qu’ils exercent des fonctions d’autorité, de conception, de direction, d’expertise et de contrôle sur l’ensemble des services de l’Administration Pénitentiaire.

Cela mérite du respect. Cela mérite un soutien. Cela mérite de l’attention.

Cela mérite de la CONSIDERATION.

Vous avez décidé de maintenir, sans urgence particulière, la CAP le 30 novembre alors que le Directeur de Cabinet de la ministre, dans le contexte de tension actuel, recevra nos organisations professionnelles le 3 décembre 2012 pour tenter de désamorcer la crise de confiance dénoncée.

Cette décision décalée et les avis recueillis par la seule consultation des représentants de l’Administration constituent une faute politique majeure.

Nous examinerons donc, pour les contester par tous moyens, les avis de cette CAP qui seront proposés à la ministre, non-conformes à la réglementation et à la jurisprudence issue d’un dialogue social respectueux des partenaires sociaux.

Le 3 décembre 2012, nous ne referons pas l’histoire du dossier statutaire. Nous estimons qu’il est de votre responsabilité de l’avoir déjà racontée à la ministre, en soulignant l’incohérence, la perfidie des hommes et l’immense espoir trahi.

Le 3 décembre 2012, nous viendrons entendre des propositions dignes et responsables. Pas de palabres. Pas de faux-fuyants. Vous avez déjà pu évaluer notre capacité de mobilisation.

Le 3 décembre, vous devrez pleinement assumer les risques d’une fracture sociale et ceux d’une fracture managériale avec les représentants des DSP et l’ensemble d’un corps qui ne veut pas être oublié mais reconnu et respecté.

Pouvons-nous encore avoir confiance ?

FO-Direction                                         SNDP

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