Même pas CAP...

Si les avis sous réserves sont aujourd'hui bien connus, ce phénomène s'amplifie de plus en plus. Encore une fois, plus d'une semaine après la CAP, un nombre non négligeable de DSP sont laissés pour compte.

Pendant  plus de  huit  jours,  nos  collègues  se  sont  projetés.  Ils ont  même  pour  certains, anticipé des démarches administratives. Tout ça pour se voir dire, ou pire se voir lire, que les dés étaient pipés.

Des heures de débats avec les représentants élus du personnel pour finalement faire fi des  avis  éclairés  des  experts  et  se  conforter  dans  une  dynamique  hypocrite  de clientélisme.

Le  pire  c'est  que  nous  ne  sommes  même  plus  surpris. La  ficelle  est  tellement  grosse qu'elle pend à la culotte de notre administration.

Cela fait des semaines que la nomination des deux DFPIP sur les postes de DI-Adjoint de Rennes et de Bordeaux est calée. Nul besoin des représentants en CAP. Tout est écrit. La Conférence de consensus est passée par là. Peu importe la pauvreté du propos de ses acteurs, il fallait renvoyer l'ascenseur.

S'il  n'est  nul  question  de  mettre  en  cause  la  valeur  professionnelle  des  lauréats,  on ne peut  se  priver  de  comparer  les  niveaux  de  contraintes  des  parcours  des  différents candidats et de s'interroger sur ces choix.

A  quelques  jours  de  la  tenue  d'une  réunion  importante  concernant  notre  évolution statutaire,  tous  les  coups  sont  permis  pour  dévaloriser  l'engagement  des  directrices  et directeurs des services pénitentiaires.

Tout ceci est d'autant plus affligeant que cette mascarade se développe avec la complicité avisée de certains Directeurs Interrégionaux prêts  à tout accepter pour se mettre dans le sens du vent. Et tant pis pour leur corps d'expertise d'origine.

Hier  l'ENAP,  aujourd'hui  Bordeaux et  Rennes.  Espérons  que  Dijon ne  doit  pas seulement son salut à l'absence de candidat dans lecorps des DFPIP, mais peut-être à la clairvoyance de son DI.

FO-Direction regrette les positions des acteurs qui ont favorisé cette ineptie. Ils ne sont pas tous du côté que l'on croit. Ils se reconnaîtront. « Plutôt un bon DFPIP qu'un mauvais DSP » disent-ils allègrement. L'inverse n'est-il pas vrai également ?

FO-Direction mettra une nouvelle fois tout en œuvre pour défendre le corps des DSP.

FO-Direction

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