CAP du 24 septembre 2013 - Déclaration liminaire

Madame la Présidente,
Madame la Directrice,

Le dialogue social au sein de cette Administration reste à reconstruire, tant il a été malmené de manière continue par certains de vos prédécesseurs. Il ne suffit pas de l’invoquer, de manière incantatoire, pour le faire exister. Il faut lui donner un sens et surtout le faire vivre dans sa pratique, au quotidien.

Le fonctionnement des Commissions administratives paritaires et les relations entretenues avec les partenaires sociaux illustrent cette incapacité chronique à supporter la démocratie sociale, à défaut de la porter et de la valoriser.

La gestion calamiteuse de ces dernières années laisse un goût amer, dans cette instance paritaire.

L’éviction brutale, sans ménagement de cadres supérieurs est encore dans tous les esprits.

Cette violence gratuite qui accompagne un management par la terreur est indigne, et nous avons manifesté, place Vendôme, pour la dénoncer et la condamner.

Vous en avez, sans doute, été informée ...

Mais le remplacement sauvage des agents concernés, irrespectueux des procédures, de la CAP et des représentants syndicaux est tout autant le signe d’un pouvoir qui s’affole, incapable de respecter l’Etat de droit.

Les tribunaux administratifs de Bordeaux, Rennes et Melun, saisis par FO-Direction, ont donc rappelé cette exigence à cette Administration - A trois reprises.

Rarement un état de décomposition progressif n’illustrera mieux le passage écourté de votre prédécesseur, incapable de décider, ou décidant sans capacité à évaluer les enjeux.
Sans doute fort bien conseillé par ses thuriféraires.

Outre la poursuite de nominations irrégulières et scabreuses en cours d’annulation, Monsieur MASSE se sera illustré par sa tentative de poursuite de représentants syndicaux mandatés pour dénoncer avec de très nombreux collègues, une politique de l’absence, de l’abandon, des apparences. Une absence de politique, tout simplement !

La CAP doit être restaurée dans ses principes, établis depuis 30 ans.

La CAP doit être rétablie dans ses attributions, sans que le juge administratif ne soit saisi et amené à y contraindre l’Administration au moyen d’injonctions. Les interventions d’hier pour reporter l’audience juridictionnelle fixée pour aujourd’hui -quel symbole !- n’y changeront rien.

La CAP doit être un espace de dialogue constructif, d’échanges loyaux entretenus par l’Administration avec les partenaires sociaux.

La CAP trace la voie. Et faire du hors CAP, c’est faire du hors pistes.

« Du passé, faisons table rase » ? Nous l’espérons, car le challenge est d’importance.
Pour nous. Pour vous.

Votre responsabilité personnelle dans cet espoir est essentielle. Les DSP doivent pouvoir compter sur celle dont ils ont conservé le souvenir d’une représentante de l’Administration intransigeante avec les principes, respectueuse de ses interlocuteurs, attentive à leurs conditions de travail et d’existence. Un vrai patron.

Vous bénéficiez donc de toute notre confiance.

Mais comme Directeur de l’Administration Pénitentiaire, vous devrez aussi nous apporter votre soutien dans les attaques dont nous sommes souvent l’objet, et nous soutenir dans la finalisation de dossiers qui n’ont que trop trainé et qui devront rapidement aboutir.

Nous nous exprimerons donc plus longuement sur nos positions au cours de notre prochain entretien bilatéral.

Pour FO-Direction,

Le Secrétaire Général,
Jimmy DELLISTE

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