CAP du 27/05/14 : Déclaration liminaire - DSP : Une identité professionnelle

Madame la Directrice,

Madame la Présidente,

Les prochaines semaines seront marquées par des réformes essentielles pour le bon fonctionnement de notre Institution.

Tout d'abord, le Parlement examinera dans quelques jours le projet de loi sur la prévention de la récidive et l'individualisation des peines. Nous ne pouvons qu'espérer que les moyens d'accompagnement nécessaires permettront aux SPIP de mener à bien leur mission d'insertion et de réinsertion, essentielle pour prévenir le renouvellement d'infractions. C'est encore loin d'être le cas actuellement pour les personnels de la filière Insertion.

Néanmoins, la prison conservera toujours dans l'esprit de nos concitoyens et des juges, une place prépondérante si la contrainte pénale n'est pas reconnue comme peine à part entière, déconnectée de la peine privative de liberté, peine référentielle de notre Code pénal.

Une nouvelle politique pénale s'impose et doit parachever l'oeuvre de la loi pénitentiaire de 2009, généreuse dans ses principes et objectifs mais dont l'évaluation reste à faire et le bilan à dresser.

Plusieurs articles de cette loi auront provoqué polémiques, colère, incompréhension, défiance envers les pouvoirs publics. Le dernier, l'article 100, nous interpelle et nous oblige à vous interpeller.

Quelles instructions donnerez-vous aux chefs d'établissement de maisons d'arrêt au petit matin du 25 novembre 2014 pour faire respecter le principe de l'encellulement individuel ?

Le bon fonctionnement de notre Institution sera aussi conditionné par le sort que vous réserverez -ou pas- à l'encadrement supérieur de l'Administration Pénitentiaire.

2007-2013 – Sept ans de promesses, de désillusions.

Ces prochains jours seront décisifs et nous saurons avant fin juin si les engagements de la ministre et ceux de la direction de l'Administration Pénitentiaire seront bien respectés.

Un nouveau report, une réformette seront vécus comme un nouvel affront et marqueraient une rupture dans la relation de confiance que nous avons rétablie.

Les DSP ont trop attendu, trop patienté. Ce corps a besoin de votre soutien et d'une vraie reconnaissance au sein de la haute fonction publique de l'Etat. La CAP est bien l'espace privilégié pour rappeler les fondamentaux de cette identité à préserver et développer.

 

Pour le Bureau National,
Le Secrétaire Général
Jimmy DELLISTE


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