Et si nous avions raison ?

 

Comme nous le pensions, rien n'est plus comme avant. 2016 a sonné le glas.
Le glas de l'artisanat au profit d'une Pénitentiaire engagée comme une véritable entité de sûreté devant être à même de remplir ses missions de police à travers la création des équipe de sécurité pénitentiaire.
La fin des incantations contradictoires à l'espoir d'intégration de notre institution au sein du deuxième cercle du renseignement.
La réforme des unités dédiées préposées à la dé-radicalisation au profit d'une évaluation plus adaptée des individus concernés.
La cessation des valses hésitations en terme de programme de construction de cellules de prison en phase avec notre démographie carcérale galopante.
L'abandon d'une idéologie politique pénitentiaire décalée et inefficace au bénéfice d'une prise de conscience courageuse, encourageante et pragmatique.

Bien sûr, les plus anciens d'entre nous auront à cœur de rappeler le principe du balancier, symbole de la Justice qui finit toujours par inverser les tendances.

Bien évidemment, il convient de demeurer prudent et de raison garder. Les bonnes intentions peuvent parfois être empreintes d'une forme de volatilité qu'il convient de prévenir. C'est aussi le sens de notre engagement syndical. Notre réflexe de vigilance.

Engagement syndical qui n'a eu de cesse que d'enfoncer le clou de la réforme statutaire des DSP. Cette fois, le Comité Technique Ministériel a rendu non sans mal son avis lors de sa séance du 16 décembre 2016. Pourtant, l'Unsa-justice par la voie de notre camarade J-F FORGET, sollicitait le retrait pur et simple de l'examen de la réforme des DSP, indiquant ne jamais avoir été consulté sur les termes de celle-ci. Pour lui, en omettant d'en débattre avec l'UFAP, l'esprit des textes relatifs au dialogue social au ministère de la justice n'aurait pas été respecté par la DAP. Bref le stéréotype du costume 3 pièces des nantis DSP cher au camarade de l'UNSA resurgit avec toute l'affligeance que nous lui connaissons, je parle du stéréotype bien entendu.

FO-Direction est intervenu pour préciser que pour FO, il était hors de question de reporter une nouvelle fois l'examen de la réforme et que la mascarade avait assez duré.

L'Unsa et la CGT préféraient ne pas prendre part au vote : bien que « contre » par posture, on ne s'oppose pas à l'évolution statutaire d'un corps, à fortiori lorsque ce corps à vocation à tirer les autres vers le haut. C'est le principe même du syndicalisme.

Constitué depuis septembre 2012, le Bureau National de la principale organisation syndicale des DSP, renouvellera sa représentation lors de notre prochain congrès qui se tiendra en région parisienne du 30 mai au 1er juin 2017. Je vous invite à retenir d'ores et déjà ces dates et reviendrai très prochainement vers vous pour en préciser les contours. Je serai honorer de vous y accueillir.

En prenant le secrétariat général de FO-Direction à la suite de notre congrès de Pornichet, je savais que la tâche serait ardue et parsemée d'embûches. Je savais qu'elle me coûterait sur de nombreux plans et force est de constater que la réalité n'a pas dérogé à la règle.

Je garde en ce qui me concerne, l'image d'un engagement ferme et renforcé de ce que nous sommes et nous représentons. Au-delà des dogmes latents, notre parole finit toujours par faire germer les évolutions logiques attendues pour notre institution. Il faut le dire, le redire, parfois hausser le ton pour être compris mais la tendance récente atteste que notre action est loin d'être vaine et que la doctrine que porte pour vous FO-Direction est légitime et entendue.

Je tenais une nouvelle fois en ce début 2017 à souligner l'engagement quotidien du personnel pénitentiaire. Je fais le vœu que cette nouvelle année soit celle de la concrétisation et de la reconnaissance de celles et ceux qui ont choisi d'offrir une tranche de vie à la Pénitentiaire, avec loyauté et dévouement. Ils se reconnaîtront.

                                

Jimmy DELLISTE

Secrétaire Général

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