commissaire de police

commissaire de police

  • Avocat, ancien membre du conseil d'Etat et ancien président de la ligue de football professionnel, Frédéric THIRIEZ a été chargé au mois de mai par l'exécutif de formuler des propositions pour refonder la haute fonction publique.

    Afin d'alimenter les réflexions de la mission, de nombreuses auditions ont été conduites notamment avec les organisations syndicales concernées. FO Direction est le seul syndicat pénitentiaire a avoir été auditionné par la mission.

    La mission poursuit le triple objectif de décloisonner la haute fonction publique, de diversifier son recrutement et de dynamiser la gestion des carrières de ses agents.

    Décloisonner la haute fonction publique :
    La mission dresse le constat d'un manque de transversalité dans le fonctionnement des services de l'Etat et propose deux outils pour y remédier.
    Le premier est un tronc commun de formation, théorique et pratique, qui regrouperait les élèves « cadres supérieurs » de plusieurs écoles dont l'école nationale d'administration pénitentiaire, l'école nationale de la magistrature, l'école nationale supérieure de police, l'institut national des études territoriales...
    Le second est la création d'un institut des hautes études du service public qui aurait pour objectif de former les futurs hauts cadres de l'administration ainsi que les chefs de parquet ou de juridiction. Cet institut est inspiré de la célèbre école de guerre qui forme les officiers supérieurs des armées.

    Diversifier les recrutements :
    L'objectif est « d'avoir une haute fonction publique à l'image des français ». Pour ce faire, il convient de promouvoir la diversité sociale et géographique et donc, sans remettre en cause le recrutement par concours qui garantit l'égalité d’accès aux emplois publics, de donner à tous les mêmes chances de réussite. La mission propose ainsi de développer le réseau des classes préparatoires aux concours des grandes écoles.

    Dynamiser les parcours de carrière :
    La mission dresse le constat d'une insatisfaction globale des cadres supérieurs de la fonction publique et des magistrats quant à la gestion de leurs carrières. En effet, entre copinage et tentative de limiter les vacances de poste, il ne reste que peu de place pour une politique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences efficaces. Par ailleurs, les carrières interministérielles, source d'enrichissement considérable, restent assez largement minoritaires. En palliatif, il pourrait être proposé de regrouper la gestion des carrières des cadres supérieurs du public au sein d'un service RH dédié rattaché au Premier Ministre.

    Les conclusions de la mission THIRIEZ ont fait couler beaucoup d'encre notamment chez certains syndicats de magistrats qui voient dans la création d'un socle commun de formation une atteinte à leur indépendance fonctionnelle future...
    FO Direction a choisi de distancier de ces postures de repli corporatistes dans une tribune cosignée avec le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale et avec la secrétaire générale du syndicat unité magistrats.

  • tlchargerN'OPPOSONS PAS POLICE ET JUSTICE !Symbole Justice 1

     

    Le 19 mai, nos collègues policiers ont appelé à un rassemblement citoyen devant l'Assemblée Nationale pour dénoncer les violences contre les forces de l'ordre.
    L'Administration pénitentiaire, troisième force de sécurité publique, a fait entendre sa voix, portée par l'Union des syndicats FO du Ministère de la Justice, qui a témoigné sa solidarité dans un communiqué et par la présence d'une délégation à l'occasion du rassemblement.
    Le SNP FO Direction, syndicat majoritaire des directeurs des services pénitentiaires, dénonce les violences subies par tous les représentants de l'Etat et s'associe à la colère des policiers.
    Cette colère fait écho à la nôtre. Rappelons que les personnels pénitentiaires, tous corps confondus, subissent en moyenne 11 agressions physiques par jour selon les statistiques du ministère.
    Cette colère, nous l'utilisons pour travailler sur nos prises en charge et perfectionner nos techniques face à un public de plus en plus violent. Nous réclamons régulièrement des moyens supplémentaires, humains et matériels, pour remplir correctement nos missions : protéger la société des individus les plus dangereux et accompagner leur réinsertion.
    Cette colère nous ne la dirigeons pas vers un bouc émissaire et partageons notre conviction que la sécurité de nos concitoyens ne sera que mieux assurée si l'ensemble des acteurs de la chaîne pénale travaillent ensemble en intégrant les réalités métiers des uns et des autres
    A ce titre, nous souhaitons rappeler, qu'après l'enquête et le jugement, la prise en charge du condamné, en milieu ouvert comme en prison, est une matière complexe et pluridisciplinaire aux confins de la psychologie, de la criminologie, de la pénologie, de la psychiatrie et du maintien de l'ordre.
    Si la mission des pénitentiaires est mal connue, elle ne peut être résumée par des discours simplistes et démagogiques qui limitent le débat entre le pseudo laxisme des peines alternatives à l'incarcération et la solution idéale du tout carcéral.
    Oui nous avons besoin de places de prison supplémentaires et d'un parc pénitentiaire diversifié pour incarcérer mieux, car il ne s'agit pas seulement d'enfermer une personne pour effacer la menace qu'elle représente sur le long terme.
    Oui nous avons besoin d'accompagner le travail de probation en apportant plus de cadre et de contenu aux mesures de suivi en milieu ouvert.
    Oui nous avons besoin de moyens matériels et humains supplémentaires pour travailler efficacement, ce qui suppose sans doute de reconsidérer à la faveur de notre ministère un certain nombre d'arbitrages budgétaires...
    Mais nous n'avons pas besoin de discours stériles opposant maladroitement sécurité et justice sur fond de démagogie politique.

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